District d'Aigle
Roche

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Relais sur la route du Saint-Bernard, Roche s’appuie sur les contreforts des Monts d’Arvel et s’ouvre sur la plaine au débouché de l’Eau Froide. Traversée par la voie romaine inaugurée en l’an 47, sous le règne de Claudius Tibère, elle connut les invasions barbares et les pèlerins de St-Jacques de Compostelle. Les chanoines du Saint-Bernard y édifièrent une église, un couvent et administraient un vaste patrimoine qui ne fut cédé à l’Etat de Vaud qu’en 1853, à titre de contribution au remboursement de la dette du Valais suite à la guerre du Sonderbund.

L’Orgue, roi des instruments, par son esthétique comme par ses sonorités, méritait qu’on le célèbre en un haut lieu culturel et architectural. Une ancienne grange, relais sur la route du Grand-Saint-Bernard, a été sauvée in extremis de la démolition et rénovée pour servir d’écrin au Musée suisse de l’Orgue, regroupant dans ses salles 23 siècles de musique, d’histoire et de technique. On peut y admirer une extraordinaire charpente historique et les instruments les plus divers dont la plupart sont encore joués.

Casanova y séjourna de manière attestée en 1760 mais l’histoire ne dit pas s’il y fit des ravages de séducteur ? On sait également que Voltaire et Horace Bénédict de Saussure y vinrent pour y rencontrer le plus célèbre de nos hôtes :

Haller (Albertus von Haller) y vécut de 1758 à 1764 durant les années les plus prolifiques de son œuvre. Connu comme savant universel, il dirigea les salines de LL EE depuis le Château en rédigeant une somme importante de travaux sur la physiologie et sur l’histoire des plantes de la Suisse. La découverte des sources salines de Panex en 1554 donna l’espoir  d’assurer l’approvisionnement en sel du pays. L’exploitation à grande échelle pour l’époque nécessita une importante infrastructure en plaine, à Roche en particulier où les importantes ressources forestières dans la haute vallée de l’Eau Froide servaient de combustibles dans le processus d’extraction du sel par évaporation.

Après le sel, dont l’exploitation fut centralisée à Bex lors du départ des Bernois en 1798, vint l’âge de la pierre, d’abord dans la carrière des marbres gris, rouges ou jaspés de Roche. Ils furent exportés parfois très loin, jusqu’à St-Petersbourg et ils ornent encore le Palais Fédéral et de multiples édifices dans le canton. Par la suite, dès 1896, débute l’ère de la cimenterie qui durant un siècle marqua de son emprise toute la vie du village.

Et à notre époque, Roche poursuit sa mue depuis le départ des industries cimentières qui ont occupé le territoire durant tout le XXème siècle. Les habitants étaient soit cimentiers, soit agriculteurs. L’usine régentait alors la vie du village. A sa fermeture, la plus grande partie de ses propriétés ont été transférées à la commune. La page se tournant, il faut affronter une période de mue et, la conjoncture aidant, les projets sont nombreux. Les constructions réalisées ces dernières années permettent d’accueillir des nouveaux habitants, la population ayant ainsi augmenté de 50% depuis 2009. La zone industrielle, reprise également de la cimenterie, devrait voir l’installation d’un nouveau pôle d’excellence dans les domaines de la mécanique de pointe, de la haute technologie et de la gestion énergétique.

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